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Archive for mars 2009

19-mars-2009Table ronde avec : Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU ; Agnès Naton, secrétaire confédérale de la CGT ; Michel Vakaloulis, maître de conférences en sciences politiques à l’Université Paris VIII.

Dans la crise, face à la droite et au patronat, les syndicats sont en première ligne. N’y gagnent-ils pas un regard plus positif de la société?

Gérard Aschieri. Cela fait quelque temps déjà que l’on perçoit des signes de confiance dans le syndicalisme. Les enquêtes d’opinion montrent que les revendications syndicales sont souvent très largement approuvées. Cela vient d’être encore le cas le 29 janvier. Ce qui est nouveau, c’est le ras-le-bol, la défiance vis-àvis des politiques conduites par Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Le mouvement syndical rencontre une attente, très largement partagée dans la société, d’alternative aux politiques mises en œuvre. (suite…)

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gerard-aschieri8Gérard Aschieri est secrétaire général de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU).

— Quelles sont les tendances lourdes auxquelles se trouve confronté votre syndicalisme dans la conjoncture actuelle ?

rard Aschieri — La première tendance lourde, c’est la politique de Nicolas Sarkozy dont la démarche tranche réellement avec les démarches des gouvernements de droite antérieurs. Même si les objectifs politiques sont les mêmes, il a une façon frontale d’attaquer, de chercher le conflit, de passer en force. De jouer à la fois le conflit et la négociation. C’est une démarche compliquée et originale. C’est une rupture dans la méthode qui consiste à vouloir aller très vite et très loin dans la remise en cause des acquis que la France a construits dans la période de l’après guerre jusqu’au début des années 1980. Le fait d’attaquer sur tous les fronts rend difficile la riposte syndicale. Il a joué intelligemment sur la division du syndicalisme en mettant le doigt là où cela fait mal. En profitant de la nécessité de faire évoluer les règles de la représentativité, il a contribué à cette division. Je pense que les positionnements de Force Ouvrière ou de l’UNSA aujourd’hui sont assez caractéristiques de cette politique. (suite…)

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vakaloulis-michelLa définition rigoureuse de la nouvelle période systémique est une entreprise malaisée. On connaît le « nouveau Beaujolais » mais point le « nouveau capitalisme ». Ce point mérite d’être d’emblée souligné. Assurément, le « nouveau capitalisme » est un terme aporétique. à la différence des avatars sociologiques de la « société post-industrielle » qui refoulent la prépondérance historique du capital comme rapport social à des fins d’accumulation, le projecteur conceptuel est ici braqué sur l’évolution des processus d’exploitation. Mais comment articuler les éléments nouveaux et les permanences structurelles ?

(suite…)

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