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Archive for janvier 2010

Un entretien avec Benoît Hamon

Cet entretien avec Benoît Hamon a été réalisé le 11 septembre 2009. Benoît Hamon est porte-parole du Parti Socialiste.

On reproche souvent aux dirigeants politiques « professionnalisés » de vivre dans un microcosme, fort éloigné des préoccupations quotidiennes des citoyens. Comment articulez-vous personnellement la posture de militant politique et la fonction centrale de porte-parole du Parti socialiste ?

Benoît Hamon — La fonction de porte-parole du Parti socialiste contraint à un minimum de discipline et de rigueur parce que la personne qui l’assume est censée être l’interprète d’une conviction collective. Or, la difficulté de cet exercice au cours des neuf derniers mois a été parfois l’absence de parole collective. La somme des prises de positions exprimées dans le Parti socialiste rend presque impossible l’exercice du rôle de porte-parole. Chaque affirmation est le plus souvent immédiatement contredite ou nuancée par une autre parole socialiste. Il n’y a pas une parole des socialistes mais plusieurs. Autant dire qu’on ne pouvait être, jusque récemment, le porte-parole de tout le Parti socialiste.

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Par Cyrielle Blaire

C’est indiscutable. La CGT, comme les autres centrales syndicales, prend un sérieux coup de vieux. D’ici dix ans, un militant sur deux sera parti en retraite. Et la relève ne suit pas. Seuls 3% des nouveaux syndiqués ayant adhéré depuis le début de l’année à la CGT avaient moins de 26 ans. Les sondages soulignent pourtant que les syndicats ont la cote chez les jeunes : 68% disent avoir une bonne opinion à leur égard (BVA, 2008) ! Et les manifestations anti-CPE ont fait la démonstration que la jeunesse était prête à s’engager massivement dans des combats auxquels elle croit. Pourquoi alors les jeunes salariés ne franchissent-ils pas le pas de la syndicalisation ?

Un premier élément de réponse tient à la précarité des jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi. « Ils se disent qu’ils adhéreront quand ils auront trouvé un emploi durable », résume la politologue Sophie Béroud. Sauf qu’entre les stages, les missions d’intérim et les CDD à répétition, cette stabilisation peut prendre des années. Mais cette insécurité n’est pas la seule explication.

Le décalage générationnel est aussi en cause. « Le jargon des dirigeants et leur éducation politique, leur rapport à la communication les éloignent des jeunes, avance le sociologue Michel Vakaloulis. À la CGT, on parle “d’axes revendicatifs centraux”, mais les jeunes préfèrent se mobiliser sur un “projet” ! ».
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