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Archive for septembre 2010

Les jeunes diplômés ont des attentes multiples à l’égard du syndicalisme. Nombre d’expériences montrent d’ailleurs que, quand ils s’y engagent, c’est pour participer à la vie syndicale. Quelles démarches, quelles innovations mettre en œuvre pour leur faire toute leur place et ainsi améliorer la transmission et le développement de l’outil syndical ?

Table ronde organisée par le mensuel Options (n° 559, septembre 2010) avec la participation de Philippe Genet, membre de la direction du syndicat CGT de Renault Lardy (Essonne), Fabrice Hallais, responsable du réseau « Jeunes diplômés » de l’UGICT-CGT, Jean-Loup Leroux, ingénieur au Technocentre de Renault Guyancourt (Yvelines), Michel Vakaloulis, politologue et sociologue, spécialiste de l’action collective et du syndicalisme, Université Paris 8, Valérie Géraud, « Options ».

– Options : Depuis le mouvement contre le CPE il y a quatre ans, aucun indicateur ne permet d’estimer la capacité collective des jeunes à se mobiliser, que ce soit dans des mouvements sociaux spécifiques ou au sein de mobilisations plus larges. Quelle est votre perception de ce rapport à l’engagement pour ce qui concerne les jeunes diplômés à l’entreprise ?

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La modernisation des entreprises est proprement déconcertante pour le monde du travail. Les salariés peinent à se situer au milieu des bouleversements qui les affectent tous azimuts. Le mouvement d’accumulation apparaît illisible, imprévisible. L’onde de choc de la crise accentue les incertitudes, renforce la tendance des directions d’entreprise à utiliser le travail vivant comme une variable d’ajustement.

Pour les jeunes salariés, la crise est un révélateur de la fragilité de leur condition. Elle réduit les exigences sociales, banalise le recours à l’emploi « jetable ». Même si les mécanismes à l’origine de la crise demeurent opaques, son avènement connote le retour au principe de réalité. Dans le sillage de la financiarisation des économies, le système global était devenu déséquilibré, irrationnel, incontrôlable.

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Un entretien avec Michel Aglietta (CEPII)

Cet entretien avec Michel Aglietta a été réalisé le 6 mai 2009. Michel Aglietta est économiste, professeur des universités (Université Paris X Nanterre), conseiller scientifique au Centre d’Études Prospectives et d’Informations Internationales (CEPII).

— Vous êtes un des principaux fondateurs de l’école française de la Régulation. À partir d’une théorisation du mode de développement fordiste, qui représente un cadre historique relativement stable renvoyant à l’articulation d’un régime d’accumulation intensive et d’un mode de régulation monopolistique, vous avez proposé une périodisation qui éclaire l’histoire récente du capitalisme. Au cœur du modèle de développement se trouve le rapport salarial qui renvoie à l’usage et à la reproduction de la force de travail à travers des formes institutionnelles et des normes juridiques. Or, l’efficacité du modèle fordiste qui a conditionné la forte croissance des économies dans la période de l’après guerre commence à s’estomper à partir du milieu des années 1970. Quels sont selon vous les facteurs qui déterminent l’entrée en crise du fordisme ?

Michel Aglietta — Mon intention n’était pas de construire une théorie intermédiaire mais une théorie fondamentale. Dans une vision braudélienne, il s’agissait de penser le mouvement historique du capitalisme comme une co-évolution des institutions et des structures, en articulant l’existence d’une multiplicité de formes capitalistes avec la possibilité d’un principe de transformation. En fait, le capitalisme est fondé sur une double séparation. La première est liée aux caractéristiques du rapport marchand et à l’opposition privé-social qui en découle. La méconnaissance des besoins réciproques que l’on peut produire pour contribuer à la société et de ce que l’on désire en tant que participant à la société conduit à porter la monnaie comme lien social fondamental. Le rapport de valeur met en question le fondement de l’individualisme méthodologique qu’est l’utilité-rareté.

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