Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for avril 2012

Alexis Tsipras

Un entretien avec Alexis Tsipras

L’entretien avec Alexis Tsipras a été réalisé par Michel Vakaloulis à Athènes le 14 mars 2011. Alexis Tsipras est député de la première circonscription d’Athènes et président du groupe parlementaire de la Coalition de la Gauche Radicale (ΣΥΡΙΖΑ) et de la Coalition de la Gauche, des Mouvements et de l’Ecologie (ΣΥΝΑΣΠΙΣΜΟΣ).

— La première question centrale concerne la façon dont la gauche vit la crise actuelle. Nous observons un double phénomène : d’un côté, les cercles dominants au niveau européen et mondial n’ont pas changé de politique bien qu’ils doutent en théorie que les choses puissent continuer comme par le passé. Ceci est valable tant dans la sphère économique que sur le terrain de la politique. Mais d’un autre côté, il n’y a eu aucune riposte, ni au niveau électoral ni au niveau social, de la part des forces de gauche. La plus grande crise économique depuis 1929 n’a pas amené d’importants réaménagements, sur le plan politique, en faveur des forces progressistes. En fonction de la conjoncture, dans certains pays européens, il s’est produit exactement le contraire. Comment expliquer ce paradoxe politique ?

Alexis Tsipras — En effet, la gauche, même si elle a confirmé, dans un premier temps, ses analyses sur les impasses du capitalisme néo-libéral, semble toutefois être sortie meurtrie et affaiblie par la crise. Il n’y a pas, à l’horizon historique, d’analyse linéaire qui relie la justification de ses points de vue avec la montée de sa dynamique dans toute l’Europe. La crise a une influence négative sur la gauche, elle aggrave son morcellement et ses multiples scissions. Il ne s’agit pas simplement d’un phénomène grec, il suffit de voir, par exemple, ce qui se passe en Italie.

(suite…)

Publicités

Read Full Post »

Un entretien avec Jean-Luc Molins et Joëlle Roeye

Cet entretien a été réalisé à Paris le 26 décembre 2011 dans le cadre d’une enquête sociologique sur le militantisme syndical et les nouvelles pratiques managériales. Jean-Luc Molins, cadre supérieur à France Télécom, est secrétaire général de l’Union Fédérale des Cadres CGT-FAPT (au moment de l’entretien) et secrétaire national de l’UGICT-CGT. Joëlle Roeye, cadre à France Telecom, est l’actuelle secrétaire générale de l’Union Fédérale des cadres CGT-FAPT. 

Qu’est-ce qui vous frappe en général concernant l’évolution dans votre secteur des activités postales et de télécommunications au cours des dernières années ?

Joëlle Roeye – La donnée majeure est le passage d’une administration d’Etat des PTT à deux entreprises distinctes, La Poste et France Télécom. Ce processus de séparation, qui s’est accéléré avec la première loi de privatisation de France Télécom en 1996, marque le début d’une série de bouleversements qui opèrent dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Dans le domaine des télécommunications, on assiste à la création de plusieurs opérateurs à côté de France Télécom tandis que le poids de l’encadrement ne cesse d’augmenter dans la composition du salariat. On remarque les mêmes tendances du côté postal où l’ouverture à la concurrence se manifeste à travers la création du Groupe La Poste, la transformation de La Poste en société anonyme et l’irruption de plusieurs nouvelles entreprises.

(suite…)

Read Full Post »

Les périodes de grands bouleversements sociaux font vaciller certaines croyances mystificatrices mais terriblement efficaces auprès de l’opinion. Après plus de deux décennies de fièvre spéculative et de crises financières, la notion de marché efficient a du plomb dans l’aile. Les dissertations sur la « moralisation » du capitalisme sont symptomatiques de l’embarras qui s’est installé dans les élites dirigeantes. Mais dans les faits, rien n’a vraiment changé. Les « remèdes » néolibéraux visent à « sécuriser » les marchés financiers en insécurisant les peuples. Le Pacte de stabilité radicalise les politiques d’austérité et creuse les déficits partout en Europe.

(suite…)

Read Full Post »