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Archive for mai 2013

Par Igor Martinache, Alternatives Economiques

Bibliocritique – Précarisés, pas démotivés.  Les jeunes, le travail  et l’engagement

Les jeunes seraient devenus individualistes et entretiendraient aujourd’hui un rapport instrumental et désenchanté, pour ne pas dire cynique, à l’emploi. Comme souvent, cette idée reçue ne résiste pas à l’analyse, comme le montre Michel Vakaloulis à partir d’entretiens auprès de salariés de 24 à 32 ans. Ce faisant, il explique que l’engagement professionnel des jeunes revêt des formes complexes alors que les mots d’ordre de la flexibilité et de l’incertitude se sont imposés dans les représentations. Le travail continue ainsi à faire l’objet d’une recherche de sens et de réalisation, et les syndicats sont regardés plutôt d’un bon oeil, mais font en revanche l’objet d’une forte méconnaissance, à l’instar du droit du travail dans son ensemble. De nouvelles formes de mobilisations sont ainsi en train de s’inventer, selon l’auteur, comme celle du mouvement Génération précaire, qui a débuté contre l’exploitation des stagiaires.

Précarisés, pas démotivés ! Les jeunes, le travail, l’engagement, par Michel Vakaloulis
Les éditions de l’Atelier, 2013, 142 p., 16 euros.
Source:  Alternatives Economiquesn° 325,  juin 2013

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Par Romain Pédron, Fondation Jean Jaurès

Bibliocritique – Précarisés, pas démotivés.  Les jeunes, le travail  et l’engagement

On aura beaucoup parlé de cette fameuse Génération Y, dont il s’agirait pour les entreprises d’urgemment comprendre les spécificités, au risque de la ringardisation imminente et du vieillissement prématuré. Les Y seraient ainsi «connectés», «impatients», «interdépendants», «globalisés», «multi-tâches», et les organisations trop peu préparées à traiter avec eux. Tout d’abord, de telles affirmations sont généralement bien peu fondées, issues de recherches au mieux journalistiques au pire inexistantes. En outre, elles font fi des différences énormes qui peuvent exister au sein de cette même génération. Enfin, et c’est le pire, elles postulent une essence de cette jeunesse, qui serait nécessairement comme ceci ou comme cela, à peu près aussi stupidement que d’aucuns déclaraient de l’homme africain que «jamais il ne s’élance vers l’avenir». On l’aura compris: un peu d’intelligence et de rigueur sur le sujet ne peuvent faire de mal. L’ouvrage de Michel Vakaloulis arrive donc à point nommé.

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Η αποτυχία της πολιτικής και η έλλειψη προοπτικής στην Ευρώπη είναι πασίδηλες. Παντού όπου εφαρμόζονται, οι συνταγές λιτότητας προκαλούν θεαματική άνοδο της ανεργίας και της προσωρινής απασχόλησης. Η νεολαία μπαίνει ιδιαίτερα στο στόχαστρο της κρίσης. Η σχέση της με το μέλλον γίνεται αβέβαιη, η επαγγελματική της ένταξη επισφαλής, η κοινωνική της αναγνώριση ανύπαρκτη. Τα ποσοστά ανεργίας σε πολλές ευρωπαϊκές χώρες, κυρίως του Νότου, παίρνουν πλέον εφιαλτικές διαστάσεις. Η νεολαία χρησιμεύει ως μεταβλητή προσαρμογής σε ένα ανισόρροπο και ανορθολογικό σύστημα που την απαξιώνει και της αρνείται το δικαίωμα στην δημιουργία και την επιτυχία.

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Michel Vakaloulis, Le capitalisme post-moderne (PUF, 2001), traduit en chinois: 

米歇尔·瓦卡卢利斯, 后现代资本主义: 社会学批判纲要, Social Sciences Academic Press (China), 2012.

L’aura post-moderne (extrait du Chapitre II)

A en croire les penseurs post-modernes, la «culture narcissiste» et l’asservissement ludique des individus à un quotidien hypertrophié qui porte au paroxysme la fantasmagorie de la marchandise constituent désormais notre horizon indépassable. Le «reflux du Moderne» fait basculer les choses du côté du «frivole» et de la «banalité». La socialité «post-moderne» s’apparente à un zapping généralisé sur le spectacle d’une vie où les identités et les individualités deviennent, peu ou prou, «aléatoires» et «incertaines».

Telle est la signification de la crise des référents modernes : le «désenchantement du monde» atteint le degré zéro de la projectualité émancipatrice. Vivre sans alternative dans l’indétermination radicale du social ne donne pas seulement à voir, en négatif, la mesure de la crise du projet moderne, mais permet aussi de célébrer la sociabilité de petits groupes affinitaires dont la singularité et la densité émotionnelles contrastent d’avec l’image «holiste» que la modernité en tant que «totalité cohérente» dégageait d’elle-même.

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Par Marie-José Kotlicki, secrétaire générale de l’Ugict-CGT

BibliocritiquePrécarisés, pas démotivés.  Les jeunes, le travail  et l’engagement,  de Michel Vakaloulis, Éditions de l’Atelier, 2013,  142 pages, 16 euros.

Michel Vakaloulis n’est pas un inconnu pour l’Union générale des ingénieurs cadres et techniciens (Ugict-CGT), avec laquelle il mène, depuis plusieurs années, un patient travail de terrain auprès des jeunes. Son dernier ouvrage bouscule l’idée reçue qui voudrait que les jeunes soient devenus individualistes, indifférents au fait syndical. Les combats contre le CPE en 2006, ou encore contre les stages abusifs en 2005, nous donnaient déjà des indications sur la motivation des jeunes, en particulier des jeunes diplômés.

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