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Archive for juillet 2014

Un entretien avec Jean Auroux

Jean Auroux est ancien ministre du travail (1981-1982). Il est membre honoraire du Parlement et président d’honneur de la Fédération des maires des villes moyennes. L’entretien a été réalisé et restitué par Michel Vakaloulis dans le cadre d’une recherche sociologique.

Jean Auroux

Vous êtes l’initiateur d’un ensemble de quatre lois promulguées au cours de l’année 1982 par le gouvernement Pierre Mauroy et connues sous votre nom qui ont profondément transformé le droit du travail en France. Quelle est la philosophie des lois Auroux ?

Jean Auroux. Dans le sillage de l’élection de François Mitterrand en 1981, après 23 ans d’attente de la gauche pour accéder au pouvoir, l’idée qui nous animait tous était de démocratiser la société et notamment l’espace économique. La financiarisation de l’économie n’était pas encore prédominante, en revanche le capitalisme familial se retrouvait largement dans le CNPF de l’époque. Pour moi, la démocratie est le partage du savoir, de l’avoir et du pouvoir. Mais celui qui est le moins partagé de tous, c’est le pouvoir économique.

Compte tenu de la position des organisations syndicales défavorables à la « cogestion », il s’agissait d’avancer dans deux directions. D’une part, démocratiser la vie économique par le législatif qui impose des droits fondamentaux en rééquilibrant autant que possible les pouvoirs dans l’entreprise. D’où le renforcement des institutions représentatives (OS, CE, CHSCT), la création de droits nouveaux comme le droit d’expression, etc. D’autre part, faire vivre le Droit du Travail en développant une politique contractuelle active qui commence dans l’entreprise avec la NAO (Négociation annuelle obligatoire) et qui se poursuivrait au niveau des branches et de l’interprofessionnel.

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Par Lúcia Müzell

Entrevista com Michel Vakaloulis (trecho)

Praias gregas como a de Elafonissos são colocadas à venda. Flickr/ Creative Commons

Enquanto Espanha, Portugal e Itália começam a dar sinais tímidos de recuperação da crise, a Grécia permanece afundada em uma dívida pública que só aumentou ao longo de seis anos de recessão. Desesperado para amortizar um pedaço da dívida, o país tenta privatizar serviços públicos como portos, aeroportos, correios e as companhias de água e eletricidade, além de colocar cerca de 90 trechos das praias paradisíacas gregas à disposição dos investidores.

A lista do patrimônio público aberto a negociações é tão grande que pode ser encontrada em um site gerenciado pelo Fundo Helênico de Desenvolvimento de Ativos, criado pelo governo para atrair investimentos. O objetivo inicial das autoridades no auge da crise, em 2010, era recolher 50 bilhões de euros, mas até agora as receitas das privatizações estão distantes das metas fixadas por Atenas – só resultaram em 3 bilhões de euros aos cofres públicos.

O FMI, um dos três credores do empréstimo de 550 bilhões de euros concedido ao país, demonstra irritação com a “lentidão” da Grécia em diminuir os obstáculos jurídicos, administrativos e políticos, que afastam o capital estrangeiro. O economista grego Michel Vakaloulis, professor da Universidade Paris 8, avalia que a situação econômica do país está tão degradada que os investidores pensam duas vezes antes de fazer uma oferta.

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