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Archive for the ‘Contributions’ Category

Trois grand-mères Grecques, Militsa (83 ans), Eustratia (89 ans) et Maritsa (85 ans) donnent le biberon et soignent le nouveau-né d’une femme réfugiée qui vient d’arriver à l’île de Lesbos (octobre 2015).

Une solidarité en acte par un peuple qui dans sa souffrance partage celle des autres…

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Par Michel Vakaloulis

Texte paru dans l’Humanité, 16 février 2015

Michel Vakaloulis

Comment gérer la victoire électorale ? Dans la stratégie de Syriza, la sortie de crise présuppose de transformer profondément la société grecque. Les trois piliers de son programme mettent l’accent sur la lutte contre la crise humanitaire et l’insécurité économique, la modernisation démocratique de l’Etat et la relance de l’économie sur la base des besoins sociaux et de la reconquête du travail. Ces trois dimensions programmatiques ne constituent pas trois séquences successives. En fait, les processus de changement commencent simultanément, mais ils ont un horizon temporel différent quant à leurs résultats et leurs exigences. Toutes les réformes doivent être menées de pair avec la transformation d’un modèle économique trop dépendant du tourisme et des importations. Ce qui à long terme implique de réindustrialiser le pays, de refonder ses spécialisations productives, de renforcer les coopérations multilatérales qui favorisent le développement durable.

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Par Armando Fernández Steinko,

Professor of sociology at Madrid’s Complutense University

Site personnel: http://asteinko.blogspot.com/ 

I would like to thank Júlio Marqués Mota, Margarida Antunes (Coimbra), Ricardo Vergés (Seville), Agustín Cañada (Madrid) and Michel Vakaloulis (Paris), all of whom were generous enough to send me documents that were important for writing this article.

Victor Vasarely – Edetta

Of all the countries in Europe, Portugal, Italy, Ireland, Greece and Spain are the countries that have been most affected by the financial crises: together they make up the ‘PIIGS’ states. These countries’ political, economic and social systems are currently facing a process of structural change, the result of which is extremely difficult to predict. Apart from the special case of Ireland, these countries share many similarities and have endured comparable historical experiences. However, Italy still tends to differ from the other states in a number of significant respects. Italy was one of the founding nations of the European Community and has always had far greater negotiating power than the other countries.

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par Nathalie Quéruel

Source: Santé & Travail, n°83, juillet 2013

Les organisations syndicales n’ont pas la cote chez les jeunes. Image brouillée, messages difficiles à comprendre pour les non-initiés et, surtout, précarité constituent des obstacles majeurs à l’engagement. Il existe heureusement des contre-exemples.

Le destin précaire – Santé & Travail

On ne peut pas dire que les jeunes, quand ils parviennent enfin à poser un pied dans le monde du travail, se précipitent dans les bras des syndicats. Une enquête de l’Institut syndical d’études et de recherches économiques et sociales (Iseres) de la CGT estimait à 2 % le taux de syndicalisation des moins de 30 ans en 2000. Et rien n’indique que ce chiffre ait évolué à la hausse, tant les obstacles à l’adhésion des jeunes salariés s’avèrent importants. La précarité en est un.« L’adhésion syndicale suppose une stabilité professionnelle. Ce n’est qu’après quatre ou cinq ans en poste fixe, quand on a pris ses marques dans l’entreprise, que l’on envisage cette possibilité », observe Michel Vakaloulis, sociologue, auteur d’un récent ouvrage sur les formes d’engagement des jeunes actifs (voir « A lire »). La course difficile au contrat à durée indéterminée (CDI) accapare toute leur énergie. « Et pour le décrocher, ils comptent plus sur la débrouille que sur un appui collectif des syndicats », estime Sophie Béroud, maître de conférences en sciences politiques à l’université Lyon 2.

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Par Margherita Nasi

Source: Le Monde, 25 mars 2014

La promesse – René Magritte

Individualistes, carriéristes, la tête dans le guidon… alors que nombre de commentateurs épinglent l’impatience des jeunes dans l’entreprise, Michel Vakaloulis déconstruit et contredit ce qu’il considère comme des poncifs. Dans Précarisés, pas démotivés ! le philosophe et sociologue plonge dans l’univers des jeunes salariés, auprès desquels il a mené des entretiens. Son essai, riche en témoignages, montre à quel point « l’image emblématique d’une génération individualiste a du plomb dans l’aile ».

Afin de comprendre quelles sont les préoccupations, les critiques et les visions d’avenir de cette nouvelle génération de salariés, encore faut-il s’interroger sur le contexte socio-économique. Ce qui émerge des témoignages, c’est une prise de conscience largement partagée d’une crise qui banalise le statut de travailleur jetable. Et qui explique le décrochage de la culture d’entreprise : comment s’identifier à un organisme si on est susceptible d’en sortir brutalement à chaque remise en jeu ? Si facteur générationnel il y a, il est lisible dans « la facilité avec laquelle les jeunes salariés se projettent à titre personnel dans l’idée de changement, de mobilité, de reconversion professionnelle ». Dans un univers instable et imprévisible, la mobilité devient un acte de gestion de l’emploi.

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Par Jacques Sapir

Directeur d’études à l’EHESS, il dirige le Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS)

Source: RussEurope

1. Le mouvement de contestation du pouvoir du Président Ianoukovitch, mouvement dont la base était une révolte contre la corruption bien plus qu’une volonté d’adhésion à l’union Européenne, a été débordé par des éléments ultra-nationalistes, dont certains appartiennent à des groupuscules fascisants. Ces éléments ont délibérément cherché l’affrontement, en tirant sur les forces de sécurité, faisant prendre des risques inconsidérés aux autres manifestants qui étaient pris en otage. Ces militants portent une large part de responsabilité dans les morts de la place Maidan. Leur nombre oscille entre 10000 et 20000 ; ils étaient minoritaires dans le mouvement de protestation, mais ils sont devenus politiquement dominants au fur et à mesure que la situation se dégradait et que montait la violence des affrontements. Ce sont eux qui ont cherché à prendre d’assaut le Parlement, provoquant la réaction des forces de sécurité, et déclenchant la séquence des événements qui a conduit à la fuite de Ianoukovitch.

 2. Il faut ici rappeler que le Président et le Parlement ont été régulièrement élus. Mais, ces élections (2010) avaient permis de mesurer combien la politique ukrainienne était marquée par une division entre des populations russes (et russophones) regroupées à l’Est du pays et des population ukrainophonnes, dont une partie habite les régions qui, avant 1914, étaient soit dans l’empire Austro-Hongrois soit étaient en Pologne. L’Ukraine est un pays neuf, dont l’existence est fragilisée par ces divisions. Ces dernières ont été renforcées par les évolutions économiques de ces dix dernières années, qui ont vu les relations avec la Russie se développer rapidement. L’Ukraine de l’Est, russophone, vit mieux que l’Ukraine de l’Ouest. Pour cette dernière, l’Union européenne représente un pôle d’attraction important, même s’il est probablement imaginaire compte tenu de la situation économique actuelle de l’UE.

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By Victor Wallis

Professor at Berklee College of Music Boston, MA., managing editor of Socialism and Democracy.

Is there a US Left? More specifically, is there a popular movement for socialism in the United States? And what chance does such a movement have for affecting national policy any time soon?

There are two directly promising signs. One is a national survey conducted in May 2012 which found that, among people under 30, there were slightly more who had a positive view of socialism than had a positive view of capitalism. This is quite remarkable considering the endlessly negative evocations of socialism by politicians and the mass media. The second hopeful sign is the election to the Seattle City Council, in December 2013, of Kshama Sawant, representing a group called Socialist Alternative; she received an absolute majority against an incumbent Democrat (see this website).

Underlying both these developments is a broader public awareness, especially since the economic collapse of 2008, that capitalism cannot satisfy the basic needs of the majority. This awareness is indirect but no less clear. It is manifested in overwhelmingly hostile attitudes toward politicians and, more importantly, toward big corporations. These attitudes became sharply visible during the Occupy movement of 2011. More recent expressions have included nationwide demonstrations and strikes by low-wage workers against fast-food companies and against the mega-store Wal-Mart.

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