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Archive for the ‘Michel a été lu’ Category

Par Marie-José Kotlicki, secrétaire générale de l’Ugict-CGT

BibliocritiquePrécarisés, pas démotivés.  Les jeunes, le travail  et l’engagement,  de Michel Vakaloulis, Éditions de l’Atelier, 2013,  142 pages, 16 euros.

Michel Vakaloulis n’est pas un inconnu pour l’Union générale des ingénieurs cadres et techniciens (Ugict-CGT), avec laquelle il mène, depuis plusieurs années, un patient travail de terrain auprès des jeunes. Son dernier ouvrage bouscule l’idée reçue qui voudrait que les jeunes soient devenus individualistes, indifférents au fait syndical. Les combats contre le CPE en 2006, ou encore contre les stages abusifs en 2005, nous donnaient déjà des indications sur la motivation des jeunes, en particulier des jeunes diplômés.

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Par Jacques Dimet

Michel Vakaloulis prévient : cet ouvrage (Le Syndicalisme d’expérimentation, PUF, 2007, 168 pages, 23 euros) est une réflexion critique sur un monde qu’il estime méconnu, le syndicalisme salarié. Il est vrai qu’il est souvent caricaturé. L’auteur a donc été voir sur place, s’immergeant dans des entreprises*, enquêtant aussi bien auprès des salariés que des militants syndicaux, fouillant le décalage qui peut exister entre les permanents, la base et les salariés. Le chercheur a étudié, dans l’entreprise, la question de la « communication syndicale », qu’il juge essentielle pour marquer la différence entre le syndicalisme d’avant et celui d’aujourd’hui.

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Par Laurent Willemez

Si elles ne conduisent pas à la disparition des clivages de classe, les transformations du capitalisme bouleversent les formes de conflictualité.

(Nouvelles Luttes de classes, collectif sous la direction de Jean Lojkine, Pierre Cours-salies, Michel Vakaloulis, PUF, 2006, 296 pages, 25 euros).

La sociologie française a « redécouvert », depuis une petite dizaine d’années, l’existence des classes sociales et des conflits qui les structurent. Cet ouvrage prolonge et approfondit ce retour en grâce d’une grille de lecture classiste de l’actualité sociale et politique, en même temps que se situe dans la continuité du travail des sociologues marxistes (l’ouvrage est issu des ateliers de sociologie du Congrès Marx International de 2004).

Les auteurs montrent d’abord que les transformations majeures qu’a connues la société française depuis une vingtaine d’années ne remettent pas en cause l’existence des classes sociales et des clivages qui en sont le produit. Ainsi la scolarisation massive, sous couvert de réduire les inégalités sociales, les a surtout rendues invisibles et donc d’autant plus puissantes.

Il en va de même, dans le monde du travail, du développement de la précarité, du primat de la gestion et de la généralisation du « management », ou encore de l’essor d’un nouveau type de capitalisme, qualifié d’« informationnel » ou de « cognitif », et lié à l’essor des professions de la création et de la transmission culturelle et à celui de la nouvelle société de communication.

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Par Lucien Degoy

Au point de départ de cet ouvrage collectif (Olivier Frachon, Michel Vakaloulis (dir.), Le Droit à l’énergie, modernité d’une exigence démocratique, Paris, Éditions Syllepse, 190 pages, 15 euros, 2002), il y a une décision historique, la reconnaissance en janvier 1999 par la majorité de l’Assemblée nationale d’un droit à l’électricité pour tous, texte au demeurant contradictoire puisque, en amorçant la constitution d’une loi nouvelle, fondée sur la reconnaissance (à préciser ultérieurement…) des besoins humains, il consignait en même temps l’existence d’un marché dont la caractéristique est de réduire le citoyen à un client et à sa solvabilité.

Les auteurs, dont le travail a été coordonné par Olivier Frachon, responsable et élu syndical d’EDF-GDF, et par le sociologue Michel Vakaloulis ne sont évidemment pas dupes de cette ambiguïté : c’est en sondant les pleins et les déliés de l’action collective sur le droit à l’énergie, dans ses plis et ses replis, qu’ils entendent arpenter le champ ouvert (et forcément inachevé) de solidarités et rapprochements indispensables entre organisations syndicales de salariés, de consommateurs, de privés d’emplois, de « sans », d’associations et d’expressions politiques, étant bien entendu que leurs limites sont et seront ce qu’en fera le « mouvement social ».

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Par Roger Martelli

Avec le Capitalisme post-moderne. Éléments pour une critique sociologique (PUF, coll. « Actuel Marx Confrontation », 2001), Michel Vakaloulis tente de penser l’ensemble des évolutions intervenues depuis trente ans dans « les modes d’organisation de nos sociétés ». Un travail rigoureux sur le « passage d’une ère à une autre ».

Le Capitalisme post-moderne ne parle pas de « nouvelle économie », de « bulle spéculative » ou de « start-up ». Pour son auteur, Michel Vakaloulis, le capital n’est pas une technique économique mais un rapport social ; le capitalisme n’est pas une procédure d’exploitation, mais un mode d’organisation des sociétés. Son travail procède ainsi d’une ambition heureuse : penser une époque dans sa globalité. (suite…)

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Par Jean-Marie Pernot

Le mouvement social en FranceAvec « Le Mouvement social en France » (Editions la Dispute, Paris, 1998), Sophie Béroud, René Mouriaux et Michel Vakaloulis proposent une lecture des luttes sociales sur une longue période, et poussent l’exploration critique de la notion même de « mouvement social ». Estimant que celle-ci est aujourd’hui au centre d’une dispute de sens qui structure en grande partie les tensions dans le champ de la sociologie et de la sociologie politique, ils notent que le mouvement de décembre 1995 a mis en relief qu’entre mouvement social et pensée du mouvement social, existe une dialectique vivante qui empêche de ne voir à l’éuvre que des débats académiques sans enjeu.

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