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Michel Vakaloulis, docteur en philopophie et sociologue, invité de la rédaction de RTS: « On assiste à une massification des symptômes du malaise au travail« 

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Michel Vakaloulis – 2015

Tout le monde a encore en mémoire ces images choc de deux dirigeants de l’entreprise d’Air France, chemises arrachées, molestés par le personnel, tentant d’échapper à la vindicte populaire en enjambant une grille métallique. Au-delà de la violence dont ont pu faire preuve une poignée de salariés en colère contre l’annonce de la suppression de 2’900 postes de travail, que disent ces débordements du climat social qui prévaut dans le monde de l’entreprise? Philosophe et sociologue, Michel Vakaloulis est spécialiste des relations professionnelles.

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« Au moment où de nouvelles préoccupations sont en train d’émerger dans les entreprises, il est nécessaire de sortir des chantiers battus et de s’interroger sur l’articulation contradictoire entre principes d’une gestion efficace et droits d’expression des salariés. Le management dans ses formes actuelles combinées (« directif », « participatif », « leadership ») est en train de s’éclater. Un grand nombre de managers ressentent un malaise qui mine leur confiance et leur sécurité en eux-mêmes. Ils réalisent que la recherche obstinée de la performance provoque une mise en tension du travail qui transfère une partie du risque économique vers les salariés, et plus particulièrement, vers l’encadrement.

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Dimanche 13 septembre 2015, à la fête de l’Humanité, au sein du Forum social, s’est tenu un débat sur les 70 ans de la création des comités d’entreprise. Entre bilan et perspectives d’avenir.

Avec la participation de: François Duteil, président de l’Institut d’histoire sociale des Mines et de l’Énergie, Michaël Fieschi, président de la CCAS, Michel Vakaloulis, politologue et sociologue, auteur de « Le comité d’entreprise de demain« , Céline Simon secrétaire du CCE de la SNCF et Jean Marc Cador secrétaire du CRE de la RATP.

Débat sur les 70 ans de la création des comités d’entreprise©E.Razccas

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A l’occasion de la fête du travail du 1er Mai, Michel Vakaloulis, enseignant chercheur en sociologie politique s’est entretenu devant la caméra de L’Humanité.fr sur le rôle central des comités d’entreprise mais également sur le rapport des jeunes au travail et à l’engagement syndical. Alors que le syndicat est souvent perçu comme un blocage lors d’un conflit médiatisé, il est avant tout indispensable à la régulation quotidienne des entreprises.

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Conférence de Michel Vakaloulis: Jeunes, engagement et action collective

Voir la conférence en vidéo: Fondation Gabriel Péri

Michel Vakaloulis est enseignant chercheur en sociologie politique. Il est coordinateur de l’étude menée pour la fondation Gabriel Péri, Crise, action collective et projet politique.

Les rapports de la jeune génération à la politique sont, aussi bien pour les analystes que pour les acteurs sociaux, une véritable boîte noire. On se contente de les mentionner, en évoquant tantôt le déclin des identifications partisanes, tantôt la déception intériorisée des jeunes à l’égard de la politique légitime. Mais on a du mal à les identifier avec précision et à les éclairer. Comment les jeunes pensent-ils les questions de société, les affaires publiques, leur propre avenir ? Comment réagissent-ils face à la crise systémique ? Quelle est leur perception de la « bonne conduite » à suivre pour s’accomplir dans la vie ?

Comme le montre l’irruption de différents collectifs revendicatifs dans l’espace public, et plus récemment, du mouvement des Indignés, notamment en Espagne et en Grèce, beaucoup de jeunes retrouvent l’envie d’actionner des leviers pour combattre la montée des précarisations. Ils souhaitent déplacer les lignes de démarcation entre le possible et le souhaitable en faveur de ceux et de celles qui produisent des richesses. Mais cette posture exprime souvent un désir de changement plutôt qu’une conception cohérente et alternative aux forces dominantes.

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Par Philippe Pineau

Michel Vakaloulis propose un court traité de sociologie réalisé à partir d’une centaine d’entretiens auprès de jeunes salariés adhérents à l’UGICT-CGT, de jeunes salariés diplômés non syndiqués, et de jeunes organisés en collectifs (Génération précaire, Jeudi noir, Ingénieurs sans frontières, Confédération des jeunes chercheurs) ou syndicats (Unef, UNL), dont le trait commun pour ce dernier panel est l’évaluation critique d’une institution: le stage.

L’hypothèse de l’enquête est la suivante: le marché du travail étant traversé par une dimension générationnelle, comment les jeunes ressentent-ils la sphère de travail organisée dans «l’esprit de l’entreprise flexible», et quelles modalités mettent-ils en jeu dans le procès acceptation/contestation, pour asseoir ce qui leur paraît essentiel en termes de dignité et de reconnaissance ? La construction du livre en quatre chapitres, «A la découverte d’un monde nouveau», «Rapports de travail et construction identitaire», «Jeunes salariés et investissement syndical», et «De la contestation à l’engagement» ne fige pas – et c’est heureux – les éléments de réponse, qui courent du monde interne de l’entreprise aux actions promouvant les valeurs portées historiquement par le mouvement social.

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Les jeunes diplômés ont des attentes multiples à l’égard du syndicalisme. Nombre d’expériences montrent d’ailleurs que, quand ils s’y engagent, c’est pour participer à la vie syndicale. Quelles démarches, quelles innovations mettre en œuvre pour leur faire toute leur place et ainsi améliorer la transmission et le développement de l’outil syndical ?

Table ronde organisée par le mensuel Options (n° 559, septembre 2010) avec la participation de Philippe Genet, membre de la direction du syndicat CGT de Renault Lardy (Essonne), Fabrice Hallais, responsable du réseau « Jeunes diplômés » de l’UGICT-CGT, Jean-Loup Leroux, ingénieur au Technocentre de Renault Guyancourt (Yvelines), Michel Vakaloulis, politologue et sociologue, spécialiste de l’action collective et du syndicalisme, Université Paris 8, Valérie Géraud, « Options ».

– Options : Depuis le mouvement contre le CPE il y a quatre ans, aucun indicateur ne permet d’estimer la capacité collective des jeunes à se mobiliser, que ce soit dans des mouvements sociaux spécifiques ou au sein de mobilisations plus larges. Quelle est votre perception de ce rapport à l’engagement pour ce qui concerne les jeunes diplômés à l’entreprise ?

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L’individualisme est souvent accusé, à bon compte, de tous les maux de la société. Pourtant il semble fondamentalement ambivalent. Si d’obstacle à l’action collective, il en devenait la condition ?

Vous avez dirigé récemment Travail salarié et conflit social (PUF, 1999), un ouvrage collectif qui regroupe à la fois des chercheurs et des militants syndicaux et associatifs. Quel est le sens de votre démarche ?

Michel Vakaloulis : Premièrement, il s’agit d’intervenir sur une interface disciplinaire, entre sociologie du travail et théorie de l’action collective, pour interroger les bouleversements actuels du salariat à partir des conflits sociaux. Une telle critique du travail est un angle d’attaque pertinent, sinon privilégié, pour comprendre la phase de la modernité capitaliste dans laquelle nous sommes installés depuis le milieu des années 1970.

Deuxièmement, l’association de contributions de chercheurs et d’acteurs du mouvement social donne à voir que la connaissance exacte du monde n’est pas une simple activité intellectuelle que le « penseur » mène de manière isolée. Au contraire, elle est un authentique rapport social qui se construit dans des interactions prolongées, des confrontations, des synthèses provisoires, et même des confusions. Les discours, les représentations et les pratiques des acteurs véhiculent des éléments d’intelligence du monde social avec lesquels le chercheur doit composer, quitte à recomposer le sens subjectif qui s’y trouve investi. Il est évident que cette visée constitue ipso facto un pari.

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