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Posts Tagged ‘Collective action’

generation-precaire— Pour commencer, j’aimerais que tu me parles de Génération précaire, initiative dont tu es un des co-fondateurs.

Julien – C’est une initiative non institutionnelle qui part vraiment sur Internet. Le constat est simple : les stagiaires ne sont pas payés, n’ont pas droit aux congés. Ils ne sont pas considérés. Il y a très peu de stages qui débouchent sur des emplois. Même quand on est diplômé, finalement on se voit proposer des stages. Cela engendre des frustrations, moi j’en ai eu, mes potes aussi. Un jour fin août 2005, il y a une fille qui a pété un plomb et s’est mise à écrire à une heure du matin des mails à tout va. Elle a écrit un texte rageur pour dire que les stages c’est n’importe quoi, ils minent l’insertion professionnelle de la jeunesse. Elle appelle à la grève des stagiaires en novembre, ce qui est une idée dingue ! C’est un cri de révolte vis-à-vis des stages comme on en a eu plein d’autres.

Lire la suite sur le site Génération militante, blog édité par l’UGICT-CGT.

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Depuis le mouvement social de l’automne 1995, de nouvelles formes d’engagement et de mobilisations collectives ont vu le jour. Quelles sont leurs conditions d’émergence ?

Michel Vakaloulis. Il existe incontestablement une érosion du modèle traditionnel du militantisme fondé sur des appartenances sociales stables et irréversibles. Ce modèle, qui a marqué la période keynésiano-fordiste (1945-1975), avait une redoutable efficacité en termes de mobilisation collective, de socialisation politique et d’impact idéologique sur la société. Mais il péchait par une structuration pyramidale du pouvoir (emprise des appareils) et une conception « intégriste » (ou sacrificielle) de l’engagement individuel.

Le contexte dans lequel intervient l’action collective a beaucoup changé depuis. Le capitalisme est entré dans une phase inédite, plus destructrice et totalisante que jamais. Le nouveau régime de pouvoirs et de dominations ressemble à un « tourniquet »: tout devient flexible, fluide et imprévisible. Le monde postmoderne apparaît comme un « pluralisme désordonné », mais il n’en est pas moins fondé sur la consolidation de la puissance capitaliste à l’échelle mondiale. Cela élargit les frontières de l’espace contestataire et le potentiel des luttes sociales, mais rend en même temps le travail de mobilisation collective autrement exigeant et innovant.

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Alors que les conflits sociaux se multiplient dans le pays, trois chercheurs en examinent les contours et les limites.

À chacun sa bataille. Et la bataille continue. À La Poste, dans les hôpitaux, à la Sécu, chez les chercheurs, dans les banques, etc. Il y a de la contestation dans l’air, à un moment, sur un sujet, contre une décision ou pour un objectif. Regards croisés de chercheurs sur les conflits en cours.

Ces conflits particuliers ont-ils des caractéristiques communes ? Quel est l’effet des 35 heures sur les mobilisations ? Pourquoi ces mouvements ne conduisent-ils pas à une mobilisation plus générale ?

Alain Bertho, auteur de Contre l’État, la politique (éd. La Dispute), Michel Vakaloulis, qui a récemment dirigé un volume d’Actuel Marx intitulé Travail salarié et conflit social (PUF) et Guy Groux, auteur de Vers un renouveau du conflit social ? (Bayard), croisent leurs points de vue.

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Par Jean-Marie Pernot

Le mouvement social en FranceAvec « Le Mouvement social en France » (Editions la Dispute, Paris, 1998), Sophie Béroud, René Mouriaux et Michel Vakaloulis proposent une lecture des luttes sociales sur une longue période, et poussent l’exploration critique de la notion même de « mouvement social ». Estimant que celle-ci est aujourd’hui au centre d’une dispute de sens qui structure en grande partie les tensions dans le champ de la sociologie et de la sociologie politique, ils notent que le mouvement de décembre 1995 a mis en relief qu’entre mouvement social et pensée du mouvement social, existe une dialectique vivante qui empêche de ne voir à l’éuvre que des débats académiques sans enjeu.

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