Les cinq parties du débat qui s’est tenu à Libération, le 1er avril. (Photo Marc Chaumeil)

La confrontation de deux légitimités. Et au milieu, le peuple grec. D’un côté, la légitimité démocratique des urnes helléniques, qui ont propulsé fin janvier Aléxis Tsípras Premier ministre, au lendemain de législatives anticipées remportées par Syriza sur le credo de la fin de l’austérité. Et, de l’autre, celle des engagements pris sur la scène européenne, au nom de la Grèce, par ses prédécesseurs. Figures honnies à Athènes, l’Allemagne de Merkel et la Troïka ont-elles sauvé l’Europe en volant au secours de la Grèce ? Ou bien ont-elles administré au pays une potion aussi mortelle économiquement que socialement, au nom d’une idéologie en contradiction totale avec le programme sur lequel Tsípras a été porté au pouvoir ? Pour interroger ces dualités, Libération a réuni Yves Bertoncini, directeur de l’Institut Jacques- Delors et du think tank Notre Europe, Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble (Front de gauche), le grec Michel Vakaloulis, enseignant-chercheur de sciences politiques à l’université Paris-VIII, mais aussi la philosophe Sandra Laugier, chroniqueuse à Libé, et Raul Sampognaro, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques.