Feeds:
Articles
Commentaires

Depuis deux semaines, la mobilisation des gilets jaunes marque le pas. Malgré tout, elle est devenue une rituelle tous les samedis. Comment résumer ce mouvement des gilets jaunes qui durent depuis des mois? Peut-on prévoir sa fin? Quel impact a-t-il sur les décisions gouvernementales?

Michel Vakaloulis, maître de conférences en science politique – Week-end Direct, du samedi 11 mai 2019, présenté par Perrine Storme, sur BFMTV.

 

 

 

Publicités

Η παρακμή του φιλελευθερισμού (Le déclin du libéralisme)

Συζήτηση του Κώστα Βεργόπουλου και του Μιχάλη Βακαλούλη με τον Immanuel Wallerstein, Μεταμεσονύκτιες Εκδόσεις, Αθήνα, 2019.

« Η ιλιγγιώδης πτώση του φιλελευθερισμού ως ενοποιητικής πολιτικής ύλης συνεπάγεται αυτόματα την αμφισβήτηση των επιστημολογικών βάσεών του. Το βλέπουμε αυτό εδώ και είκοσι χρόνια, από κάθε πλευρά. Η διάκριση αυτών των τριών σφαιρών που υποτίθεται ότι είναι αυτόνομες – πολιτική, οικονομική, κοινωνικο-πολιτιστική – είναι μια ομίχλη που μας εμπόδιζε να δούμε τι όντως συμβαίνει. Το βέβαιο είναι ότι δεν διαθέτει πλέον αποδεικτική αξία. Δεν είναι όμως το ίδιο εύκολο και να αντικατασταθεί. Βρίσκεται κανείς συνδεδεμένος με τις δομές σκέψης, κι ακόμη περισσότερο με τους θεσμούς της γνώσης της φιλελεύθερης εποχής. Θα χρειαστεί λοιπόν μεγάλη προσπάθεια ώστε να βρεθούν διαφορετικές βάσεις, πιο αποτελεσματικές για την επιστημονική μας γνώση. Πρόκειται για μιαν από τις πιο ακανθώδεις αλλά και ουσιαστικές αποστολές που έχουμε μπροστά μας. » (Immanuel Wallerstein)

Η παρακμή του φιλελευθερισμού.png

 

Un entretien de Michel VakaloulisLe journal des activités sociales de l’énergie, mars-avril 2019.

Les activités sociales mettent en avant la rencontre, le partage et la solidarité, des notions dont on parle beaucoup en ce moment. Comment comprendre leur actualité ?

Michel Vakaloulis – Depuis leur création, les activités sociales de l’énergie contribuent à démocratiser l’accès à certaines pratiques en matière de vacances, de loisirs, de culture au sens large du terme. C’est une façon de rééquilibrer humainement l’univers contraignant de l’entreprise et de s’ouvrir à la diversité du monde. L’agent n’est pas considéré comme un simple « facteur de production », il est aussi un être intégral qui aspire à se divertir et à s’épanouir. Les activités sociales constituent une liberté fondamentale qui permet aux bénéficiaires de créer des liens solidaires et de nouer de nouveaux rapports de sens. Cet aspect acquiert une signification particulière au moment où les espaces de convivialité et de communication ne cessent de se rétrécir au sein de l’entreprise. Face aux dislocations qui traversent les lieux de travail, les activités sociales représentent le dernier lieu où les agents de différentes unités des IEG (Industries Électriques et Gazières) peuvent se rencontrer, où il est encore possible de fédérer, ne serait-ce que symboliquement, le « peuple de l’énergie ».

Quelles sont les limites de ce modèle social où s’exprime une volonté créatrice de liens solidaires ?

Michel Vakaloulis – Les limites sont de plusieurs ordres. D’abord, les activités sociales de l’énergie ne sont plus en position de « monopole » mais directement en concurrence avec une offre diversifiée et facilement accessible du secteur marchand à des prix souvent alléchants. Ensuite, même si la légitimité de ces activités reste forte, il est nécessaire de redéployer l’offre pour élargir le champ des bénéficiaires et pour mettre en œuvre des projets qui sont en adéquation avec les nouvelles aspirations sociales. Cela oblige sans doute de revoir certaines priorités, de redéfinir la répartition budgétaire des ressources disponibles, de reconsidérer certains choix et arbitrages collectifs. Enfin, la compréhension des enjeux et des problématiques de la nouvelle étape des activités sociales de l’énergie exige une réflexion collective au-delà du strict périmètre des « gestionnaires ». Cette démarche collaborative et délibérative est indispensable pour approfondir la démocratie dans les activités sociales.

Lire la suite »

« Les nouveaux défis de la Démocratie », TV5MONDE, 1er mars 2019, avec Guillaume Villemot, vice-président du Mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre, et le sociologue spécialiste des mouvements sociaux et du syndicalisme Michel Vakaloulis, invités du journal International.

Les gilets jaunes se sont rassemblés ce dimanche pour marquer les 3 mois du mouvement. Le mot d’ordre des organisateurs pour ce « dimanche jaune » est de rester pacifique. Beaucoup d’entre eux veulent notamment revenir aux origines du mouvement. 

Priorité au décryptage, dimanche 17 février 2019, émission présentée par Philippe Gaudin, sur BFMTV. Débat avec: Jannick Alimi, rédactrice en chef adjointe au service Politique du Parisien. Michel Vakaloulis, sociologue et spécialiste des mouvements sociaux. Pascal Jalabert, rédacteur en chef des journaux du Groupe EBRA. Guillaume Farde, spécialiste des questions de sécurité. Et Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail. 

 

joanmiro-constallation28193329

Joan Miro – Constallation (1933)

Quel est le regard que les élus territoriaux portent sur le rôle et les fonctions qu’ils remplissent dans le cadre du mandat qui leur a été confié par le biais du suffrage universel ? Quelles sont leurs préoccupations principales en tant qu’acteurs politiques en prise directe avec les problèmes quotidiens du très grand nombre et comment réagissent-ils face à la montée des sollicitations de leurs concitoyens ?

L’objet de cette intervention, issue d’une étude qualitative réalisée en 2003-2004, est d’analyser l’idée que les élus interrogés se font de leur action concrète et de l’impact de leurs décisions au sein de la vie collective. Le dispositif empirique de l’enquête était composé d’une cinquantaine d’entretiens semi-directifs répartis sur l’ensemble du territoire national et prenant en compte la diversité de l’appartenance politique des élus.

Quinze ans plus tard, alors que le pays est bousculé par le mouvement inclassable des gilets jaunes, les édiles de la République sont envoyés en première ligne pour résoudre, ou du moins, pour amortir la crise politique. Nous espérons que ce texte puisse contribuer à éclairer les origines du malaise social en France qui s’est accumulé depuis plusieurs années. (MV)

Une action concrète

Les missions des élus territoriaux sont d’une importance considérable dans la vie quotidienne des citoyens. Tout mandat de proximité est un mandat d’action directe, de réactivité placée sous le signe de l’urgence, de prise en charge souvent improvisée des problèmes « ordinaires ». L’offre politique locale rencontre une demande sociale diversifiée, exigeante, impossible à satisfaire intégralement, mais en même temps, indispensable à traiter ici et maintenant, et impartialement. Que l’on soit maire de petite commune rurale, conseiller régional ou député-maire d’une grande ville parisienne, on pense être au centre de l’espace social, jouant le rôle d’interface entre les pouvoirs publics et les administrés. Ce n’est qu’ensuite que des nuances d’appréciation apparaissent selon la nature du mandat (local-local ; local-régional ; local-national), les dispositions professionnelles ou générationelles de l’élu, son positionnement politique et idéologique.

Lire la suite »

Midi Magazine, une émission de Philippe Arondel

« Management: un pouvoir vertical en crise », avec pour invité Michel Vakaloulis, maître de conférences en sciences politiques à l’Université Paris 8, pour son livre Du pouvoir vertical aux pouvoirs partagés (avec Hervé Sérieyx) paru aux Editions de l’Atelier.

Ecouter l’émission

Du pouvoir vertical aux pouvoirs partagés« C’est précisément parce que nous allons vers un monde profondément chamboulé par des forces qui nous échappent que nous ne pouvons plus nous contenter de la vista des capitaines : toute l’intelligence collective des membres de l’équipage sera dorénavant nécessaire pour inventer dans cet environnement bouleversé les conditions neuves d’une vie bonne pour tous. Cela requiert un travail politique de réélaboration du perceptible et du possible pour créer une nouvelle dynamique de transformation sociale.

Les rapports entre le pouvoir vertical et les pouvoirs horizontaux évoluent partout, composant de nouveaux types de pouvoirs partagés. Dans l’entreprise, l’écart entre un discours officiel qui va dans ce sens et des pratiques qui souvent le contredisent crée dysfonctionnements et malaises, caractéristiques des périodes de transition. Mais au moment où les pouvoirs régaliens du capitalisme d’entreprise laissent le salarié individuel fort démuni, l’efficacité productive fait de plus en plus appel à l’autonomie et à la maîtrise du temps, à la recherche d’identité et de sens au travail et à la vie, et, partant, à de nouvelles relations de pouvoir faire ensemble.

Au niveau des territoires, dans le monde associatif et autour de la résolution de nombreuses problématiques sociales s’inventent de nouvelles pratiques, d’autres démarches collaboratives qui dépendent moins des ordres donnés par un chef que d’actions de facilitation, d’écoute, d’accompagnement visant à rendre chacun co-acteur d’un projet collectif. Les concepts clefs de ces nouvelles pratiques s’appellent coopération, association, collaboration, mutualisation et « empouvoirment ».

On mesure combien, dans ces pratiques neuves, s’avère essentiel le rôle quasi artisanal du boulanger qui fait lever cette intelligence collective, du jardinier qui fait pousser et croise les talents et du tisserand qui tisse le complexus de leur diversité ; et combien ces profils sont éloignés d’un management purement hiérarchique, voire d’une attitude jupitérienne. » (Hervé Sérieyx, Michel Vakaloulis)