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Πηγή: Εφημερίδα των Συντακτών, 16 Απριλίου 2014

Ο Μιχάλης Βακαλούλης ανιχνεύει το εξεγερσιακό δυναμικό των νέων μέσα από τις ανισότητες που βιώνουν στο κοινωνικό επίπεδο, τη δυσπιστία τους έναντι όλων των μορφών θεσμικής εκπροσώπησης, την απομάκρυνσή τους από οργανώσεις και τις συλλογικές κινητοποιήσεις τους που μπορούν να ανοίξουν νέα πεδία σκέψης και πειραματισμού.

Gustave Klimt – L’arbre de vie

Η έλλειψη εμπιστοσύνης στο μέλλον μπορεί να οδηγήσει τους νέους σε παραίτηση;

Η κρίση που μαστίζει τη νέα γενιά εκφράζεται με δύο τρόπους. Στο κοινωνικό επίπεδο, η αύξηση της ανεργίας και της επισφαλούς απασχόλησης επιδεινώνει τις συνθήκες διαβίωσης και πολλαπλασιάζει κάθε είδους ανισότητες και διακρίσεις. Αν οι νέοι βρίσκονται στην πρώτη γραμμή των κοινωνικών αλλαγών, δεν παύουν να αποτελούν μια εξαιρετικά εύθραυστη, υποβαθμισμένη και κατακερματισμένη κατηγορία.

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Par Margherita Nasi

Source: Le Monde, 25 mars 2014

La promesse – René Magritte

Individualistes, carriéristes, la tête dans le guidon… alors que nombre de commentateurs épinglent l’impatience des jeunes dans l’entreprise, Michel Vakaloulis déconstruit et contredit ce qu’il considère comme des poncifs. Dans Précarisés, pas démotivés ! le philosophe et sociologue plonge dans l’univers des jeunes salariés, auprès desquels il a mené des entretiens. Son essai, riche en témoignages, montre à quel point « l’image emblématique d’une génération individualiste a du plomb dans l’aile ».

Afin de comprendre quelles sont les préoccupations, les critiques et les visions d’avenir de cette nouvelle génération de salariés, encore faut-il s’interroger sur le contexte socio-économique. Ce qui émerge des témoignages, c’est une prise de conscience largement partagée d’une crise qui banalise le statut de travailleur jetable. Et qui explique le décrochage de la culture d’entreprise : comment s’identifier à un organisme si on est susceptible d’en sortir brutalement à chaque remise en jeu ? Si facteur générationnel il y a, il est lisible dans « la facilité avec laquelle les jeunes salariés se projettent à titre personnel dans l’idée de changement, de mobilité, de reconversion professionnelle ». Dans un univers instable et imprévisible, la mobilité devient un acte de gestion de l’emploi.

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Source: L’Humanité, 14 mars 2014

Table ronde avec Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France, Sarah Leclerc-croci, présidente de la Jeunesse ouvrière chrétienne et Michel Vakaloulis, philosophe et politologue.

Rappel des faits. Le 26 février dernier, l’enquête 
sur Internet Génération quoi ?, menée par France Télévisions 
et qui avait attiré plus de 
210 000 réponses de jeunes de 18 à 34 ans, livrait ses révélations. Si le poids de la crise se révèle écrasant, l’étude révèle, de manière moins attendue, 
un « fort potentiel de révolte ».

Le pessimisme imprègne 
les réponses des jeunes. 
La situation pèse lourdement sur leurs épaules : un tiers d’entre eux sont persuadés qu’ils ne connaîtront 
pas la fin de la crise. L’expérience du chômage marque les esprits et assombrit l’avenir. Ils sont 43 % à penser que la vie de leurs propres enfants sera plus difficile que la leur. Pour réussir dans la vie, ils ne comptent que sur eux-mêmes, mais 77 % estiment que sans solidarité on ne peut s’en sortir. La surprise vient du sentiment de révolte qui les habite. À la question : « Est-ce que tu participerais à un mouvement de révolte type mai 1968 demain ou dans les prochains mois ? » 61 % répondent par l’affirmative. Il suffirait d’une étincelle…

La crise frappe durement 
la jeunesse… Le peu 
de confiance en l’avenir montré par l’enquête Génération, quoi ? peut-il faire craindre une résignation chez les jeunes ?

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Par Jacques Sapir

Directeur d’études à l’EHESS, il dirige le Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS)

Source: RussEurope

1. Le mouvement de contestation du pouvoir du Président Ianoukovitch, mouvement dont la base était une révolte contre la corruption bien plus qu’une volonté d’adhésion à l’union Européenne, a été débordé par des éléments ultra-nationalistes, dont certains appartiennent à des groupuscules fascisants. Ces éléments ont délibérément cherché l’affrontement, en tirant sur les forces de sécurité, faisant prendre des risques inconsidérés aux autres manifestants qui étaient pris en otage. Ces militants portent une large part de responsabilité dans les morts de la place Maidan. Leur nombre oscille entre 10000 et 20000 ; ils étaient minoritaires dans le mouvement de protestation, mais ils sont devenus politiquement dominants au fur et à mesure que la situation se dégradait et que montait la violence des affrontements. Ce sont eux qui ont cherché à prendre d’assaut le Parlement, provoquant la réaction des forces de sécurité, et déclenchant la séquence des événements qui a conduit à la fuite de Ianoukovitch.

 2. Il faut ici rappeler que le Président et le Parlement ont été régulièrement élus. Mais, ces élections (2010) avaient permis de mesurer combien la politique ukrainienne était marquée par une division entre des populations russes (et russophones) regroupées à l’Est du pays et des population ukrainophonnes, dont une partie habite les régions qui, avant 1914, étaient soit dans l’empire Austro-Hongrois soit étaient en Pologne. L’Ukraine est un pays neuf, dont l’existence est fragilisée par ces divisions. Ces dernières ont été renforcées par les évolutions économiques de ces dix dernières années, qui ont vu les relations avec la Russie se développer rapidement. L’Ukraine de l’Est, russophone, vit mieux que l’Ukraine de l’Ouest. Pour cette dernière, l’Union européenne représente un pôle d’attraction important, même s’il est probablement imaginaire compte tenu de la situation économique actuelle de l’UE.

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By Victor Wallis

Professor at Berklee College of Music Boston, MA., managing editor of Socialism and Democracy.

Is there a US Left? More specifically, is there a popular movement for socialism in the United States? And what chance does such a movement have for affecting national policy any time soon?

There are two directly promising signs. One is a national survey conducted in May 2012 which found that, among people under 30, there were slightly more who had a positive view of socialism than had a positive view of capitalism. This is quite remarkable considering the endlessly negative evocations of socialism by politicians and the mass media. The second hopeful sign is the election to the Seattle City Council, in December 2013, of Kshama Sawant, representing a group called Socialist Alternative; she received an absolute majority against an incumbent Democrat (see this website).

Underlying both these developments is a broader public awareness, especially since the economic collapse of 2008, that capitalism cannot satisfy the basic needs of the majority. This awareness is indirect but no less clear. It is manifested in overwhelmingly hostile attitudes toward politicians and, more importantly, toward big corporations. These attitudes became sharply visible during the Occupy movement of 2011. More recent expressions have included nationwide demonstrations and strikes by low-wage workers against fast-food companies and against the mega-store Wal-Mart.

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Entretien avec Michel Vakaloulis

Source: Le Journal mensuel des activités sociales de l’énergie, n°351, février 2014

Auteur de plusieurs études sur les jeunes agents EDF des branches commerce et nucléaire, le sociologue Michel Vakaloulis* analyse le rapport des jeunes aux activités sociales à la lumière de leur rapport à l’entreprise et au travail.

Propos recueillis par Samy Archimède.

Les jeunes sont-ils plus individualistes qu’autrefois ?

Michel Vakaloulis: Premièrement, si l’individualisme existe dans la société, il ne concerne pas exclusivement les jeunes mais l’ensemble des individus. Deuxièmement, certaines formes d’individualisme peuvent aussi comporter des aspects positifs. Face à l’individualisme marchand, il y a chez les jeunes l’affirmation d’une individualité ouverte sur le monde. Les jeunes communiquent énormément entre eux et ont des comportements de sociabilité qui peuvent être très développés. Pour la nouvelle génération, l’accès aux réseaux sociaux est une question identitaire vitale.

Mais ils ne sont pas très nombreux à s’investir dans les activités sociales.

Michel Vakaloulis: Pendant les premières années au sein des IEG, qui sont très intenses, ils veulent avant tout gagner la reconnaissance de leurs collègues et de leur management. Du coup, ils ne sont pas très disponibles. De plus, les relais traditionnels des activités sociales ne leur parlent pas toujours. Au final, ils zappent littéralement la question des vacances. Pourtant, lorsqu’on leur pose la question de la rémunération globale, ils y incluent spontanément les activités sociales et culturelles, qu’ils appellent « notre CE » (CMCAS et CCAS). Même les jeunes cadres considèrent que les activités sociales font partie du bien-être dans l’entreprise.

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