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Expression directe FSU, France 3, 28 septembre 2014

Un économiste, un chef d’entreprise et un sociologue s’expriment. Avec la participation de François Levêque, Hervé Sérieyx et Michel Vakaloulis

Entretien à Lumière et Force, Magazine de la Fédération Nationale de l’Energie et des Mines Force Ouvrière (automne 2014, n°313)

Ouverture des marchés, réorganisations, transition énergétique… Les bouleversements d’organisation devraient s’accentuer au cours des prochaines années. Comment continuer à asseoir notre identité dans un monde du travail en plein changement ? Que peuvent les syndicats ?

Michel Vakaloulis, spécialiste de la sociologie du salariat et de l’action collective, maître de conférences en Sciences Politiques (Université Paris 8), nous donne son point de vue.

Michel Vakaloulis

L&F : Les entreprises ne cessent de se réorganiser, les salariés sont déboussolés : quel est votre regard sur la situation ?

Michel Vakaloulis : Les entreprises sont dans une fuite en avant perpétuelle. C’est le résultat d’une généralisation de l’économie de marché dont le dogme concurrentiel atteint aujourd’hui l’apogée. Cela est lisible notamment à partir des années 1980 où l’on observe un basculement sémantique dans l’univers entrepreneurial. Une grappe d’expressions est ringardisée comme « classes sociales », « antagonisme », « grève », « ouvrier »… Parallèlement, on assiste à la montée d’autres expressions : on parle volontiers de « salarié » et non plus de travailleur, d’« emploi » et non plus de « rapport de travail », de « charges sociales » et non plus de « salaire indirect ». Il est de bon ton de fustiger le « coût du travail » sans évoquer le « coût du capital ». Cette substitution sémantique révèle une obsession de l’efficience financière. Dorénavant, le salarié est présenté comme un « risque » pour l’entreprise. Cette bévue est le fondement de toutes les stratégies de « sécurisation » du Capital.

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par Nathalie Quéruel

Source: Santé & Travail, n°83, juillet 2013

Les organisations syndicales n’ont pas la cote chez les jeunes. Image brouillée, messages difficiles à comprendre pour les non-initiés et, surtout, précarité constituent des obstacles majeurs à l’engagement. Il existe heureusement des contre-exemples.

Le destin précaire – Santé & Travail

On ne peut pas dire que les jeunes, quand ils parviennent enfin à poser un pied dans le monde du travail, se précipitent dans les bras des syndicats. Une enquête de l’Institut syndical d’études et de recherches économiques et sociales (Iseres) de la CGT estimait à 2 % le taux de syndicalisation des moins de 30 ans en 2000. Et rien n’indique que ce chiffre ait évolué à la hausse, tant les obstacles à l’adhésion des jeunes salariés s’avèrent importants. La précarité en est un."L’adhésion syndicale suppose une stabilité professionnelle. Ce n’est qu’après quatre ou cinq ans en poste fixe, quand on a pris ses marques dans l’entreprise, que l’on envisage cette possibilité", observe Michel Vakaloulis, sociologue, auteur d’un récent ouvrage sur les formes d’engagement des jeunes actifs (voir "A lire"). La course difficile au contrat à durée indéterminée (CDI) accapare toute leur énergie. "Et pour le décrocher, ils comptent plus sur la débrouille que sur un appui collectif des syndicats", estime Sophie Béroud, maître de conférences en sciences politiques à l’université Lyon 2.

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Un entretien avec Jean Auroux

Jean Auroux est ancien ministre du travail (1981-1982). Il est membre honoraire du Parlement et président d’honneur de la Fédération des maires des villes moyennes. L’entretien a été réalisé et restitué par Michel Vakaloulis dans le cadre d’une recherche sociologique.

Jean Auroux

Vous êtes l’initiateur d’un ensemble de quatre lois promulguées au cours de l’année 1982 par le gouvernement Pierre Mauroy et connues sous votre nom qui ont profondément transformé le droit du travail en France. Quelle est la philosophie des lois Auroux ?

Jean Auroux. Dans le sillage de l’élection de François Mitterrand en 1981, après 23 ans d’attente de la gauche pour accéder au pouvoir, l’idée qui nous animait tous était de démocratiser la société et notamment l’espace économique. La financiarisation de l’économie n’était pas encore prédominante, en revanche le capitalisme familial se retrouvait largement dans le CNPF de l’époque. Pour moi, la démocratie est le partage du savoir, de l’avoir et du pouvoir. Mais celui qui est le moins partagé de tous, c’est le pouvoir économique.

Compte tenu de la position des organisations syndicales défavorables à la « cogestion », il s’agissait d’avancer dans deux directions. D’une part, démocratiser la vie économique par le législatif qui impose des droits fondamentaux en rééquilibrant autant que possible les pouvoirs dans l’entreprise. D’où le renforcement des institutions représentatives (OS, CE, CHSCT), la création de droits nouveaux comme le droit d’expression, etc. D’autre part, faire vivre le Droit du Travail en développant une politique contractuelle active qui commence dans l’entreprise avec la NAO (Négociation annuelle obligatoire) et qui se poursuivrait au niveau des branches et de l’interprofessionnel.

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Par Lúcia Müzell

Entrevista com Michel Vakaloulis (trecho)

Praias gregas como a de Elafonissos são colocadas à venda. Flickr/ Creative Commons

Enquanto Espanha, Portugal e Itália começam a dar sinais tímidos de recuperação da crise, a Grécia permanece afundada em uma dívida pública que só aumentou ao longo de seis anos de recessão. Desesperado para amortizar um pedaço da dívida, o país tenta privatizar serviços públicos como portos, aeroportos, correios e as companhias de água e eletricidade, além de colocar cerca de 90 trechos das praias paradisíacas gregas à disposição dos investidores.

A lista do patrimônio público aberto a negociações é tão grande que pode ser encontrada em um site gerenciado pelo Fundo Helênico de Desenvolvimento de Ativos, criado pelo governo para atrair investimentos. O objetivo inicial das autoridades no auge da crise, em 2010, era recolher 50 bilhões de euros, mas até agora as receitas das privatizações estão distantes das metas fixadas por Atenas – só resultaram em 3 bilhões de euros aos cofres públicos.

O FMI, um dos três credores do empréstimo de 550 bilhões de euros concedido ao país, demonstra irritação com a “lentidão” da Grécia em diminuir os obstáculos jurídicos, administrativos e políticos, que afastam o capital estrangeiro. O economista grego Michel Vakaloulis, professor da Universidade Paris 8, avalia que a situação econômica do país está tão degradada que os investidores pensam duas vezes antes de fazer uma oferta.

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À l’occasion du cinquantième anniversaire de la reprise des Activités sociales par le personnel et ses représentants des fédérations syndicales, les Activités sociales de l’énergie, la CCAS et le Comité de coordination des CMCAS ont choisi de célébrer "l’énergie de l’émancipation". Une conférence spectacle a été organisée le 10 avril 2014 à La Géode à Paris sur le thème "l’utopie au travail".

Intervention de Michel Vakaloulis

 

 

Je suis ravi d’être parmi vous ce soir pour vous fêter l’anniversaire d’une jeune dame de cinquante ans. Cinquante ans est un âge respectable, mais je pense que la CCAS a beaucoup de jeunesse et de fraicheur à offrir à tous ses bénéficiaires.

Certes, si on prête l’oreille à certaines rumeurs, on entend qu’elle n’est pas au goût du jour, qu’elle manque de souplesse et d’ouverture.

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Un entretien avec Hervé Sérieyx

Hervé Sérieyx, auteur de nombreux ouvrages sur le monde de l’entreprise et conférencier renommé, est Vice président national de France Bénévolat (association reconnue d’utilité publique) et Président d’honneur de l’Union des Groupements d’Employeurs de France. Il a été également Délégué Interministériel à l’Insertion des Jeunes et Professeur associé à l’Université Paris VIII.

Hervé Sérieyx

Quelles sont les principales évolutions qui caractérisent aujourd’hui la manière de gérer les entreprises ?

Hervé Sérieyx. Nous pouvons distinguer plusieurs traits marquants, même s’il s’agit de les spécifier en fonction de la taille des entreprises. Premièrement, le marché concurrentiel à traves le monde a triplé au cours des 25 derrières années, passant de 1,3 à 4 milliards de personnes. De nouveaux acteurs sont arrivés qui n’existaient pas auparavant. L’explosion démographique impacte le mouvement de la formation des prix. Par exemple, les Chinois deviennent les rois des nouvelles énergies parce qu’ils ont la possibilité de fabriquer des produits et de les vendre avec des effets d’échelle considérables qui font baisser les prix.

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